La Diaspora africaine…. Les nouveaux colons de l’Afrique

Vous êtes certainement choqués, pour la plupart, par le titre de ce nouvel article, mais je vous demanderais humblement de ne surtout pas rester sur la défensive et d’essayer, avec le recul nécessaire, de le lire jusqu’à la fin.

Ce billet est certainement un coup de gueule et vise objectivement à une remise en question de la « diaspora africaine ». Celle qui se croit au-dessus de la masse dite « locale » et qui se dit chanceuse d’avoir eu une « certaine » éducation à l’extérieur. Celle qui refuse de se mélanger et qui n’hésites pas à former des sortes de congrégations réservées aux soi-disant « nantis » de l’extérieur ou à créer toute sorte de concepts en employant parfois de façon abusive le terme « diaspora » dans un but parfois commercial et/ou politique. 

Entre parenthèses, en tant qu’ancienne membre de la diaspora, j’avoue avoir mené objectivement cette prise de conscience, puis j’ai compris certains aspects pourtant fondamentaux, raison pour laquelle je les partage, pour permettre à mes pairs de mieux apprendre ce qu’est « l’intégration africaine ».

girl-kneeling-and-boy-prostrating-for-a-woman2Nous oublions trop souvent que l’Afrique a ses CODES, US ET COUTUMES auxquels elle est foncièrement attachée. Nous avons, souvent, du mal à nous y conformer puisque nous avons été moulés dans le modèle occidental. Nous nous définissons toujours comme ceux qui apportons la chance aux populations locales au point où nous nous positionnons clairement comme des « donneurs de leçons ».

« Oui je suis de la diaspora africaine, nouveau conquérant de ce pays qu’est le mien et je pense apporter les solutions dont elle a besoin »

Euh Foutaises !
Désolé de vous choquer, mais en réalité il n’y a que l’égo qui s’exprime, à ce moment précis, parce qu’après avoir lu en surface les soi-disant problèmes de ce continent, nous oublions trop souvent que ce ne sont pas eux qui ont besoin de NOUS, mais plutôt NOUS qui avez besoin d’eux… Remuez cette dernière phrase dans votre esprit et méditez là bien.

Pour revenir à la petite histoire, le colon a été souvent motivé par une mission « civilisatrice » de l’Afrique voulant, « à tort », mais dans une stratégie militaire bien définie, imposer son modèle de pensée et de vie. Il y est définitivement arrivé et s’est d’ailleurs assuré que nous serions impactés sur plusieurs générations. Pas étonnant que la plupart d’entre nous reproduisent le même schéma que nos parents. Car c’est un fait, réussir dans la vie pour la plupart des africains, c’est avoir vécu quelques années au moins en Occident. Triste réalité parfois…

L’intellectuel africain a souvent été opposé à l’artisan, l’agriculteur, le commerçant. Et c’est pourtant ça notre héritage. L’intellectuel se croit au-dessus de certaines règles sociales car il se base sur sa connaissance de la loi et des droits.

Et pourtant… Pensez-vous encore que l’Afrique marche ainsi? Si non, êtes-vous prêts à l’accepter?

A l’heure du bouleversement identitaire et parce que la prise de conscience est là, il est important que nous engrenions « un changement radical » pour que nos enfants ne subissent pas le même tort, à savoir une bombe à retardement qui ne fait que déglinguer les fondements de notre identité. Et ceci commence par l’inscription de nos enfants dans des écoles africaines privées ou non (Eh oui il en existe de fondamentalement extraordinaires) où la diversité est une fierté qu’on affiche au grand jour lors de journées culturelles.

Nos parents pleurent (ou pleureront) de désespoir de voir leurs progénitures déserter le continent qu’ils n’ont pas su chérir à la hauteur de l’expérience de nos aÏeux, car dépassés par ce qu’ils ont eux-même semés. Il ne l’avait certainement pas prévu, car l’attractivité orchestré par le colon, de leur temps, était de taille. Combien ne se sont pas jetés sur l’obtention de papiers pour maintenir consciemment le même schéma que de voir leurs enfants accéder aux meilleures formations à l’extérieur, au détriment de voir l’Afrique rester un grenier bien garni, sans personnes pour le construire.

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Je ne vais pas en dire plus, au risque de sortir du contexte, mais il est tant que nous brisions cette chaîne et je m’adresse particulièrement à ceux qui auront compris les enjeux du continent. 

Grandir, Etudier, Travailler et Vivre en Afrique C’EST POSSIBLE, tout en restant connecté avec le monde.

Les opportunités se multiplient sur le continent et le profil du personnage hyper diplômé est volontairement troqué avec celui du personnage autodidacte, compétent, autonome et entreprenant. Alors s’il ne s’agit que d’une histoire de diplôme ou d’une volonté de connaître le monde, je pense qu’il existe d’autres alternatives valables, sans pour autant se déraciner volontairement de sa terre.

Il suffit de croire en l’Afrique, il suffit de croire en NOUS!!

Une réflexion sur “La Diaspora africaine…. Les nouveaux colons de l’Afrique

  1. Le bonheur n’est pas de l’autre côté, la preuve eux-même viennent faire fortune chez nous. C’est une erreur de croire que l’Homme de la diaspora a plus de bagage de compétence que celui local. L’Afrique a besoin de tous ses enfants, mais malheureusement on ne peut forcer pas les enfant à rester et/ou à servir s’ils ne le désirent pas.

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